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*Hi everybody !
Comme me la fait remarquer très récemment Anne-So (pour ne pas la citer ^^), j'ai vraiment beaucoup de retard... Ça fait presque 2 mois que j'étais au Mali, et je ne poste que maintenant. Pour ma défense, ce genre d'article est trèèèès long à faire. Faut que j'arrête de partir en voyage (comment ça je ne suis pas crédible ? ^^)
Donc, le voilà, ce fameux compte-rendu de mon voyage au Mali ! J'espère que vous serez satisfaits...1ère étape : Roissy CDGJeudi 20 décembre 2007, on prend un mini-bus devant le centre de quartier à Bagnolet, pour nous rendre tous ensemble à l'aéroport. Il faut être à 15h à Roissy, et on part vers 13h50, soit largement avant.
Sauf que... on est une bande de poissards des transports (et ça nous a poursuivi pendant tout le séjour au Mali), et on se paie des embouteillages infernaux sur l'autoroute, à cause d'un accident. Résultat : plus de 2h30 pour arriver à Roissy (20 minutes quand ça roule bien, de Bagnolet c'est direct par l'autoroute), et on arrive 10 minutes après la fermeture de l'enregistrement des bagages. Le vol est retardé, mais nos places ont déjà été revendues, il n'y a rien à faire d'autre que de changer nos billets pour le samedi 22/12 et de rentrer à Bagnolet, le moral au fond des chaussettes...
Samedi 22, le vol est prévu à la même heure, mais on prévoit laaaaaaaaaaarge, et on arrive à Roissy un peu avant 11h. Commencent alors de longues heures d'attente, avec nos 6 ou 7 chariots à bagages (c'est d'un pratique... ça fait très
romanichels), jusqu'au décollage vers 17h45, en retard, bien évidemment...
2è étape : BamakoL'arrivée à l'aéroport fut épique, on s'en rappellera ! Emmerdés par les flics dès qu'on pose le pied sur le sol malien à cause d'une caméra, puis passage de nos tonnes de bagages aux rayons X dans une toute petite pièce bondée où tout le monde se marche dessus, bref, c'est l'horreur.
Une fois à l'hôtel, on rencontre quelques membres de l'association des jeunes ressortissants de Massala à Bamako, dont ceux qui nous accompagneront à Massala :
Mamadou,
Lacine,
Salif,
Badiallo et
Khadidja.
Le lendemain matin on va au marché à Bamako, on commence à faire quelques achats (pour ma part, je craque sur le tissu. J'adore, il y a tellement de motifs et de couleurs magnifiques).
En fin d'après-midi, après avoir chargé les bagages sur le toit du mini-bus (conduit par notre ami Koné, le chauffeur), on quitte Bamako pour Ségou, à environ 320 km. Un peu plus de 4h de route toute droite, pas un virage, mais des dizaines et des dizaines de dos d'âne, dont un que Koné a loupé, on s'en rappellera...
3è étape : SégouLe lundi matin est consacré au
marché de Ségou. J'ai adoré ce marché, beaucoup plus typique et traditionnel que celui de Bamako. Les femmes viennent y vendre des fruits, des légumes, du poisson séché (Ségou est sur la rive du Niger),
du tissu, le tout posé bien souvent à même le sol, avec les bébés dans le dos ou en train de téter le sein (les Maliennes n'ont pas du tout le même sens de la pudeur que nous, c'est assez surprenant en fait). Et bien sûr, le tout avec des couleurs éclatantes de partout.
L'après-midi, je ne me rappelle plus ce qu'on a fait, mais je me souviens bien du resto et du repas absolument divin : brochettes de capitaine avec aloko (vous savez, les bananes frites), un délice !
Le soir, au menu de l'hôtel, il y avait de la dinde aux marrons, c'était plutôt cool pour un 24 décembre, et ça faisait plaisir, surtout que j'avais un peu le cafard d'être loin de la famille ce soir-là. Après, on est sorti en boîte, à 7. Dur dur de choisir entre les deux boîtes franchement moyennes de Ségou, mais bon, on a quand même passé une plutôt bonne soirée, à danser sur de la musique couleur locale et à observer les m½urs de la jeunesse malienne.
Le lendemain matin, le jour de Noël, on part en centre-ville entre fille + Tayeb (les garçons du groupe ayant décidé de rester au lit) pour une balade sur le Niger en
pirogue.
Il fait
beau, il fait
chaud (comme tous les autres jours d'ailleurs), et c'est absolument jouissif de se balader en débardeur, pantacourt et tongs un 25 décembre ! Cette journée fut vraiment
magnifique, je crois que je m'en rappellerai toute ma vie.
La balade dure environ 3 heures et comprend un arrêt à
Kalabougou, un village de potiers. Ola visite du village nous donne un aperçu de ce qu'on verra à Massala.
Le Niger est vraiment magnifique, et la vie sur ces rives aussi. On croise pas mal d'animaux (pas de crocodiles Dieu merci, cela dit, j'ai pas tenté le diable et j'ai gardé mes pieds à l'intérieur de la pirogue !), on voit des villages, des femmes qui font leur lessive... Quelques photos :
x,
x,
x,
x,
x. Le
pied, n'est-ce pas ?
Après cette balade, on va au resto. Alors il faut savoir que dans les restaurants maliens, tu sais quand tu arrives, mais jamais quand tu en sors ! En effet, on peut attendre le repas 1h30. La moyenne qu'on a eu, c'était une heure. Mais notre maximum a été deux heures. Non non, ce n'est pas une blague ! Donc on a perdu beaucoup de temps à table quand même.
Une fois de retour à l'hôtel, les filles vont à la piscine, mais je décide d'ailler avec Angela dans une coopérative de Bogolan (technique de décoration de textiles. De toute façon, je ne me serais pas baignée, l'eau était gelée.
Et en fin d'après-midi, on prend le mini-bus,
direction Massala !
4è étape : Massala37 kilomètres et 1h30 de route plus tard (oui, il y a 7 kms de piste chaotique, et vaut mieux rouler doucement dessus !), nous sommes à
Massala. On serre des dizaines et des dizaines de mains, on fait la bise au maire, on se congratule, et on découvre
nos quartiers pour six jours. On dort à la
mairie, dans la salle de réunion.
On va faire un tour rapide sur le
terrain de foot pour voir où on va bosser pendant plusieurs jours. Et beh y'a du boulot !
Le lendemain matin, le mercredi, on se lève à 7h. On goûte aux joies de la douche aux toilettes avec un demi-seau d'eau froide, on est très contente ^^, et ensuite, on teste le café au lait avec café et lait en poudre (par contre, l'eau, je ne sais pas d'où elle venait... mais à mon avis, elle n'était ni minérale, ni bouillie, oops. En tout cas, trop forte, j'ai même pas eu la courante ^^).
Vers 8h30, on est sur le chantier. On commence par voir un peu le matos qu'il y a, et à prendre les mesures. Après une bonne heure de parlementation, on tombe sur les bonnes dimensions du terrain (oui, en Afrique il ne faut pas être pressé. Ils ne risquent pas d'être cardiaques là-bas). Donc on mesure, on délimite, et on commence à creuser quelques trous (quatre).
Vers 13h, il faut arrêter de travailler à cause du soleil qui tape trop, et on prend notre repas, sous les arbres, devant la mairie. De tous les moments en commun qu'on a eu à Massala, je garde beaucoup de souvenirs de repas, à l'ombre le midi, autour du feu le soir. C'était vraiment un ambiance particulière.
Dans l'après-midi, on fait la
visite du village. J'ai beaucoup de photos à vous montrer de Massala ! Alors tout d'abord, le
centre de santé communautaire, financé par
Bagnolet. C'est le projet qui a lancé le jumelage. Les villageois en sont très contents, et il a vraiment une utilité indispensable.
Ensuite, il y a la
bibliothèque,
x (sur cette photo, on peut voir les ânes qui squattent sous le porche ^^), commencée par le groupe de jeunes de Bagnolet en décembre 2006. Pour l'instant, elle est vide, mais elle est terminée.
Ensuite, la
cour de l'école,
x (les bâtiments qu'on voit en fond, ce sont des classes). On a pas mal fréquenté l'école pendant notre séjour. Déjà, on traversait la cour pour se rendre sur le terrain de foot, et puis on a suivi un cours d'histoire sur le royaume bambara de Ségou dans une des classes. Avec les autres filles du groupe, on a aussi fait un petit atelier lecture pour les ados du village. Un des moments forts du séjour.
On passe devant la
mosquée de Massala. Puis on va saluer le chef du village chez lui. On en profite pour faire une
photo de groupe, tous ensemble, Bagnoletais et jeunes ressortissants de Massala à Bamako.
D'autres photos de la visite, avec les
enfants qui
nous suivaient partout, comme pendant toute notre semaine d'ailleurs. Ils adoraient qu'on les prenne en photo, et ils aimaient
squatter les photos de groupe !
Le genre de
bestiole qui se promène partout à Massala, à toute heure du jour et de la nuit... Ca dépayse !
Le jeudi matin, on retourne sur
le chantier. Mais pour des raisons de manque de matériel et autres soucis de communication avec la mairie de Massala, les dimensions de la tribune qu'on doit construire ont été modifiées. Du coup, les quatre trous qu'on avait déjà creusés doivent être rebouchés, et on doit recommencer...
Quelques photos pour vous montrer l'ambiance du
chantier,
x, avec toujours
beaucoup d'enfants autour de nous,
x. Tous les jours, ils restaient avec nous pendant qu'on travaillait, ils nous ont même
aidé à creuser,
x (là, c'est
moi avec eux). Les petites filles étaient là aussi, mais elles, elles ne nous aidaient pas. Elles nous regardaient, ou bien elles s'occupaient des bébés. Les petites mamans de Massala :
x,
x,
x.
Et après une matinée de travail acharné, on a enfin fini nos 24 trous ! Et pas du trou de fillette hein, 50 cm de profondeur, et bien larges aussi. Le tout creusé au pied de biche, je peux vous dire que ça tue les doigts ! Voilà à quoi ils ressemblaient :
x,
x.
Bon, alors, une fois nos trous creusés, on y a coulé du ciment dedans, pour planter des
piliers métalliques. Des barres horizontales ont été
ajoutées, et le tout à été couvert de
tôle (on peut voir le maçon qui fixe les tôles sur le toit de la tribune).
Et le dimanche, en fin d'après-midi, on s'occupe de la
chape de ciment sur le
sol de la tribune. Il faut se dépêcher car on quitte Massala le lendemain matin, et il faut qu'on joue un match de foot pour inaugurer le terrain. Je m'essaie même au mélangeage de ciment :
x,
x.
Quelques ouvriers finissent d'aplanir le ciment, et pendant ce temps, les équipes de foot sont composées. Ca sera
Massala contre
Bagnolet-Bamako. Je ne joue pas, mais j'encourage notre équipe, et je prends quelques
photos,
x, les
belles cages toutes neuves.
Quelle ambiance pour ce match ! Tout le monde criait pour encourager les équipes, même les femmes. Je me rappellerai toute ma vie de la matronne (la sage-femme du centre de santé) qui était toute excitée sur le bord du terrain, ou d'Angela (notre accompagnatrice) qui hurlait comme une malade alors qu'elle ne connait rien au foot ! Ça fait plaisir de voir que notre petite participation rend les villageois heureux. Alors oui, on peut penser qu'un terrain de foot ça n'est pas grand-chose, mais rien que pour ce match de folie, je le referai encore et encore. Il y avait vraiment un truc pendant ce match. L'esprit du jumelage et du partage sans doute... Un moment inoubliable...
Le résultat du match ? On ne sait pas très bien en fait... Des buts ont été refusés pour hors-jeu, l'arbitre comptait des buts qui n'existaient pas, bref, très à l'arrache. Mais on s'accorde pour dire qu'il y a eu 2 à 2 ;)
5è étape : retour à BamakoLe lendemain matin, le
lundi 31 décembre, on quitte Massala. Dur dur, la grosse boule au ventre de quitter ce village et ses habitants tellement attachants. Nos amis de Bamako rentrent avec nous, ça adoucit un peu le départ de savoir qu'on va partager encore quelques moments ensemble.
Pendant le trajet, on en profite un peu pour se reposer, sachant que le soir, on fait la fête !
On arrive à Bamako en début d'après-midi, on va au
restaurant puis à l'hôtel où on retrouve d'autres membres de l'association des ressortissants de Massala à Bamako pour faire un premier bilan tous ensemble. Après, je crois qu'on va faire un tour en ville, avant de rentrer à l'hôtel pour se pomponner.
Vers 22h, on prend le mini-bus, déjà dans l'ambiance, direction l'Ibiza Club, la boîte la plus branchée de Bamako, où on fête comme il se doit le passage à l'an 2008. Très très bonne soirée tous ensemble, avec nos amis de Bamako (sauf les deux filles).
Le lendemain après-midi, on fait un tour à Bamako. Depuis le mini-bus, j'ai pris le
fleuve Niger,
x.
Une petite photo depuis la terrasse
sur le toit de l'hôtel.
De retour à l'hôtel, on dit au revoir aux deux filles qui nous avaient accompagnées à Bamako, le lendemain, on ne les verra pas. Je prends une dernière photo avec
Badiallo et Khadidja. On a passé tellement de temps avec elles, on a beaucoup discuté et rigolé. Tous ces moments me manquent beaucoup.
Le soir, on
mange en ville. Certains décident de retourner en boîte, moi je rentre à l'hôtel avec Bintou et Angela.
Le lendemain,
mercredi 2 janvier, est notre dernier jour au Mali. Le matin, on va au marché de Bamako faire nos derniers achats, puis on boucle nos bagages. L'après-midi, on va au musée du Mali, mais malheureusement on n'y reste pas très longtemps...
Puis c'est l'heure d'aller à l'aéroport :'(
On dit au revoir à Mamadou, Lacine et Salif, avec qui on a passé une semaine géniale à Massala.
On enregistre nos bagages, puis on va manger un truc dans l'aéroport. Tout le monde tire la tronche, tout le monde est triste de rentrer et de quitter le Mali.
Décollage très tard le soir, et on atterrit sous la pluie à Roissy le jeudi matin vers 7h du matin je crois. On est ramenés chez nous, et là, commencent trois longues semaines de déprime...